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PÉNAL FISCAL FRAUDE FISCALE — PARIS

Avocat en fraude fiscale à Paris — défense pénal-fiscal

Dossier transmis au parquet, convocation par la CIF, audition par l'OCLCIFF ou la BNRDF, mise en examen pour fraude fiscale (article 1741 CGI) : la procédure pénale fiscale se joue sur deux terrains à la fois — l'administration fiscale et la juridiction pénale. Maître Mehdi Soum, avocat à la fois pénaliste et fiscaliste au Barreau de Paris, pilote l'ensemble de la défense, de la CIF au tribunal correctionnel, en passant par le PNF et la JIRS.

Convocation, mise en examen, garde à vue — appel direct

07 83 76 70 87

Maître Soum répond personnellement, 24/7. Indiquez la juridiction saisie (parquet, PNF, JIRS), la nature de l'acte (convocation, audition, mise en examen) et la date fixée.

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Questions fréquentes

La fraude fiscale se défend simultanément sur deux fronts : le volet fiscal (administration fiscale, proposition de rectification, commission, réclamation) et le volet pénal (CIF, parquet, juge d'instruction, tribunal correctionnel). Les deux procédures s'alimentent mutuellement.

Une position prise en fiscal — aveu implicite, acceptation d'un redressement, qualification de manquement délibéré — peut être exploitée au pénal. Inversement, la stratégie pénale doit anticiper l'impact sur le redressement. Confier les deux volets au même avocat évite les contradictions et les pertes de signal entre conseils distincts.

Trois voies. Premièrement, la plainte de l'administration fiscale après avis conforme de la Commission des infractions fiscales (CIF). Deuxièmement, depuis la loi du 23 octobre 2018, la transmission automatique au parquet des dossiers supérieurs à 100 000 € de droits et assortis de majorations de 40 %, 80 % ou 100 % — c'est l'assouplissement du « verrou de Bercy ». Troisièmement, l'auto-saisine du ministère public lorsqu'il découvre la fraude à l'occasion d'une autre procédure.

À Paris, les dossiers les plus complexes relèvent du Parquet National Financier (PNF).

Cinq ans d'emprisonnement et 500 000 € d'amende pour la fraude fiscale simple (article 1741 du CGI). Sept ans et 3 000 000 € en cas de circonstances aggravantes (bande organisée, comptes à l'étranger dans un État non coopératif, montages avec personnes interposées).

Peines complémentaires : interdiction d'exercer une fonction publique, privation des droits civiques, affichage de la condamnation, confiscation. L'amende peut être portée au double du produit de l'infraction.

Trois juridictions à Paris selon la complexité et le montant : le tribunal correctionnel de Paris pour les dossiers standards, la JIRS de Paris pour les affaires organisées ou d'une complexité particulière, et le Parquet National Financier (PNF) pour les dossiers de grande fraude fiscale ou de blanchiment de fraude fiscale.

Le cabinet intervient devant ces trois juridictions.

Non. Le paiement intégral des droits, pénalités et intérêts n'éteint pas l'action publique pour fraude fiscale. Il peut toutefois être pris en compte par le tribunal comme élément favorable lors de la détermination de la peine (article 132-1 du Code pénal).

Une convention judiciaire d'intérêt public (CJIP) peut également être négociée dans certains dossiers complexes avec le PNF, permettant d'éviter le procès en contrepartie d'une amende et de mesures correctives.

Idéalement avant même la transmission au parquet, c'est-à-dire pendant le contrôle fiscal lui-même si la probabilité de transmission est forte (enjeux supérieurs à 100 000 €, majorations de 40 % ou plus, antécédents).

Si vous êtes déjà convoqué par la CIF, par les services d'enquête (OCLCIFF, BNRDF) ou directement par un juge d'instruction, la défense doit être bâtie immédiatement. L'appel à l'avocat intervient au plus tard en garde à vue, sur la ligne directe du cabinet.

Du contrôle fiscal au tribunal correctionnel : articulation pénal-fiscal

01

Contrôle fiscal et propositions

Tout part d'un contrôle fiscal (vérification de comptabilité, ESFP, visite L16 B). La stratégie fiscale prise à ce stade — réponse à la proposition, saisine de commission, contestation des pénalités — conditionne la suite pénale.

02

CIF ou transmission automatique

Si les seuils sont atteints, le dossier part au parquet par transmission automatique (art. L228 LPF). À défaut, l'administration peut saisir la Commission des infractions fiscales, qui rend un avis préalable à la plainte.

03

Enquête préliminaire

Le parquet (parquet de Paris ou PNF) diligente des investigations via l'OCLCIFF, la BNRDF ou la DGFIP. Auditions libres, perquisitions, saisies. L'assistance de l'avocat est ouverte en audition libre et obligatoire en garde à vue.

04

Mise en examen ou COPJ

Soit ouverture d'une information judiciaire avec mise en examen, soit convocation par officier de police judiciaire (COPJ) pour renvoi devant le tribunal correctionnel. Le choix de la voie oriente la défense.

05

Négociation éventuelle

Selon la physionomie du dossier : CJIP avec le PNF (uniquement pour les personnes morales), CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité), ou procès complet. Chaque option a un coût et un bénéfice à analyser.

06

Audience et suites

Plaidoirie devant le tribunal correctionnel, la JIRS ou la juridiction spécialisée PNF. Articulation systématique avec le volet fiscal parallèle (commission, recours juridictionnel). Suivi post-condamnation si besoin.

Lignes de défense principales en fraude fiscale

Élément intentionnel

La fraude fiscale suppose l'intention de se soustraire à l'impôt. La démonstration de la bonne foi, d'une erreur d'interprétation, d'un conseil fiscal défaillant ou d'une complexité objective de la situation peut faire tomber la qualification.

Prescription

L'action publique se prescrit par six ans à compter de la dernière dissimulation. Le point de départ et les actes interruptifs sont des terrains stratégiques à examiner systématiquement, en particulier dans les dossiers anciens.

Nullités procédurales

Irrégularités de la perquisition fiscale L16 B, saisies hors champ, atteintes au secret professionnel, vices de la garde à vue, défaut de notification des droits : autant de points qui peuvent entraîner le rejet de pièces, voire l'annulation de la procédure.

Articulation fiscal / pénal

La décision définitive du juge de l'impôt n'a pas autorité de chose jugée au pénal, mais les éléments de fait exploités en fiscal deviennent des arguments pénaux. La coordination des deux volets évite les contradictions et renforce la cohérence de la défense.

Individualisation de la peine

Paiement des droits, régularisation, insertion sociale et professionnelle, absence d'antécédents, contexte du dossier : tous ces éléments sont à construire et à documenter en amont pour peser sur le quantum prononcé.

Alternatives à l'audience

CJIP pour les personnes morales éligibles, CRPC pour les personnes physiques dans certains cas, plaider-coupable négocié : l'évitement du procès doit être évalué au regard des preuves, de la publicité et des conséquences professionnelles.

La défense en fraude fiscale
se bâtit dès la première convocation.

Que le dossier soit encore au stade du contrôle fiscal, déjà devant la CIF, ou en phase judiciaire au parquet, au PNF ou devant le tribunal correctionnel, la stratégie doit être pensée globalement. Maître Soum répond personnellement, à toute heure.