Avocat en matière de blanchiment à Paris
Le blanchiment, défini aux articles 324-1 et suivants du Code pénal, est l'un des contentieux pénaux les plus techniques. Il suppose une infraction d'origine (fraude fiscale, corruption, escroquerie, trafic) et un acte de dissimulation ou de placement. Maître Mehdi Soum, avocat pénaliste et fiscaliste à Paris, intervient en défense devant le tribunal correctionnel de Paris, les JIRS, la JUNALCO et le Parquet National Financier (PNF). Sa double compétence est particulièrement adaptée aux dossiers où l'infraction d'origine est de nature fiscale.
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07 83 76 70 87Convocation, perquisition, garde à vue ou mise en examen pour blanchiment : la stratégie de défense doit être bâtie immédiatement.
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Questions juridiques
Le blanchiment est défini à l'article 324-1 du Code pénal comme « le fait de faciliter, par tout moyen, la justification mensongère de l'origine des biens ou des revenus de l'auteur d'un crime ou d'un délit ayant procuré à celui-ci un profit direct ou indirect », ainsi que « le fait d'apporter un concours à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion » du produit d'une infraction. Il s'agit d'une infraction de conséquence : elle suppose une infraction préalable (fraude fiscale, corruption, escroquerie, trafic de stupéfiants, etc.). Le blanchiment peut être poursuivi indépendamment de la condamnation pour l'infraction d'origine.
Le blanchiment simple est puni de 5 ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende (article 324-1 du Code pénal). Le blanchiment aggravé (commis de manière habituelle, en utilisant les facilités de l'exercice d'une activité professionnelle, ou en bande organisée) est puni de 10 ans d'emprisonnement et 750 000 euros d'amende (article 324-2). L'amende peut être portée à la moitié de la valeur des biens ou fonds blanchis. Des peines complémentaires sont systématiquement encourues : confiscation, interdictions professionnelles, civiques.
Selon l'ampleur et la complexité du dossier, plusieurs juridictions peuvent être compétentes : le tribunal correctionnel de Paris pour les affaires standard, les juridictions interrégionales spécialisées (JIRS) pour les affaires de criminalité organisée, la JUNALCO pour la criminalité organisée d'envergure, et le Parquet National Financier (PNF) pour les affaires de blanchiment liées à la grande délinquance financière. Le Cabinet Soum intervient devant l'ensemble de ces juridictions.
Le blanchiment étant un délit, la prescription de l'action publique est en principe de 6 ans à compter de la commission des faits (article 8 du Code de procédure pénale). Toutefois, le blanchiment est qualifié d'infraction continue ou occulte selon les jurisprudences : le point de départ peut donc être reporté au jour où les faits sont apparus et ont pu être constatés dans des conditions permettant l'exercice de l'action publique. Cette particularité fait du moyen de prescription un terrain stratégique pour la défense.
Le blanchiment est très souvent lié à une infraction d'origine fiscale (fraude fiscale, dissimulation de revenus, comptes étrangers non déclarés). Maître Mehdi Soum, avocat pénaliste et fiscaliste, est en mesure d'analyser simultanément la procédure pénale et le volet fiscal sous-jacent : régularisation éventuelle, contestation de l'origine présumée illicite, articulation entre les procédures fiscales et pénales, défense devant le PNF et l'administration fiscale. Cette approche transversale est rarement disponible dans un cabinet généraliste.
Plusieurs axes de défense peuvent être déployés selon le dossier : contestation de l'élément intentionnel (le prévenu doit avoir eu conscience de l'origine illicite des fonds), contestation du lien entre les fonds et l'infraction d'origine, contestation de la qualification (simple recel ou blanchiment ?), nullité de la procédure (saisies, perquisitions, écoutes), prescription, irrecevabilité de l'action publique. La défense doit être bâtie en amont, dès la garde à vue ou la mise en examen.
Cadre légal
Les éléments constitutifs du délit de blanchiment
Une infraction d'origine
Le blanchiment suppose une infraction préalable (crime ou délit) ayant procuré un profit. L'infraction d'origine peut être de toute nature : fraude fiscale, corruption, escroquerie, abus de biens sociaux, trafic de stupéfiants. Le ministère public n'a pas à prouver la condamnation, mais la matérialité de cette infraction.
Un acte de blanchiment
Deux comportements sont visés : la justification mensongère de l'origine des biens (faux, montages, opérations fictives), et le concours à une opération de placement, dissimulation ou conversion (transferts, achats, investissements). Tout acte facilitant la dissimulation peut tomber sous le coup du texte.
L'élément intentionnel
Le prévenu doit avoir eu connaissance de l'origine frauduleuse des fonds. Cet élément intentionnel est central : il constitue souvent l'angle de défense principal. La preuve de la conscience de l'origine illicite incombe à l'accusation et peut être discutée au cas par cas.
Volet fiscal du dossier
Quand le blanchiment rencontre le fiscal
Le blanchiment reposant souvent sur une infraction fiscale d'origine, la double compétence du cabinet permet de piloter pénal et fiscal sur le même dossier, sans rupture de défense. Trois points d'entrée directs :
Contrôle fiscal parallèle
Avis de vérification, ESFP, proposition de rectification : coordination dès la phase administrative.
Perquisition fiscale L16 B
Visite domiciliaire fiscale subie : intervention d'urgence et recours dans les 15 jours.
Fraude fiscale (art. 1741 CGI)
Infraction d'origine du blanchiment : défense pénal-fiscal intégrée devant le PNF et le tribunal correctionnel.
Une procédure pour blanchiment se prépare
avec un avocat dès la première heure.
Que la convocation émane du tribunal correctionnel, du juge d'instruction ou du PNF, la stratégie de défense doit être bâtie immédiatement. Maître Soum décroche personnellement, à toute heure.